Littérature : Ramat Abadjida alerte sur Boko Haram à travers “Les enfants de la frontière
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Le 09 avril, le musée ethnographique des peuples de la forêt a servi de cadre à la conférence de presse consacrée à la présentation du roman Les enfants de la frontière, une œuvre de l’écrivain Ramat Abadjida. Originaire du Logone-et-Chari, l’auteur met sa plume au service de la sensibilisation sur les ravages causés par la secte terroriste Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun et autour du bassin du lac Tchad.
À travers cette œuvre de fiction, Ramat Abadjida fait le choix narratif fort de donner la parole aux enfants. Un angle qui permet de dénoncer, avec sensibilité et humanité, les violences et les traumatismes subis par les populations de cette partie du pays. L’écrivain insiste sur la nécessité de ne pas détourner le regard face à une crise qui continue de faire des victimes. Pour lui, Boko Haram demeure une réalité persistante dont il faut sans cesse rappeler l’ampleur.
L’éditeur de l’ouvrage, Sa Majesté Claude Awono, Directeur des Éditions Ifrikiya, a salué la pertinence et la portée de cette publication. Il a par ailleurs annoncé l’organisation prochaine de cérémonies de dédicace, notamment à Yaoundé ainsi que dans les régions septentrionales, afin de rapprocher l’œuvre de ses principaux concernés.
Présent à cette rencontre, le Vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Kamssouloum Abba Kabir a également exprimé son appréciation. Il a souligné que le roman aborde une problématique bien réelle, rappelant que la menace de Boko Haram dépasse les frontières nationales. Selon lui, ce phénomène s’inscrit dans une dynamique supranationale, impliquant des réseaux et des soutiens souvent dissimulés.
Depuis 2014, le septentrion camerounais subit les attaques répétées de la secte terroriste. Malgré les efforts déployés par les autorités, l’insécurité demeure une préoccupation majeure. Dans ce contexte, Les enfants de la frontière apparaît comme un cri de mémoire et de résilience. À travers ses personnages, l’auteur rend hommage au courage des populations locales tout en appelant à une prise de conscience collective.
Ramat Abadjida invite ainsi les Camerounais à ne pas oublier le Grand Nord. Il rappelle notamment les difficultés de déplacement imposées par l’insécurité, comme l’itinéraire entre Maroua et Kousseri qui oblige parfois les populations à transiter par le Tchad.
Plus qu’un roman, Les enfants de la frontière se veut un témoignage engagé, un plaidoyer contre l’oubli et un appel à la solidarité nationale face à une crise qui perdure dans la région de l’Extrême-Nord.
Yahaya Idrissou




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