AFROKRÉMA FASHION LAB mise sur la jeunesse pour valoriser la créativité africaine














Créer une nouvelle génération de créateurs africains capables de transformer leur héritage culturel en véritable levier économique. C’est la vision portée par AFROKRÉMA FASHION LAB, une initiative qui entend faire du patrimoine camerounais un moteur d’innovation dans les secteurs de la mode, de la coiffure et des industries créatives.


Pensé comme un laboratoire de formation et d’expression artistique, le programme porté par MIKELANGE et LUC TIMBER se déploie au sein des grandes écoles et instituts de formation afin de rapprocher les étudiants des réalités du secteur créatif. L’ambition affichée est de créer un cadre où patrimoine culturel, entrepreneuriat et innovation digitale se rencontrent.


Pendant huit jours, les participants prennent part à des ateliers immersifs mêlant création artistique, branding, communication digitale, storytelling et entrepreneuriat créatif. Étudiants, stylistes, designers, coiffeurs et jeunes porteurs de projets sont ainsi accompagnés dans le développement de leur identité artistique et professionnelle.


Selon les responsables du projet, AFROKRÉMA FASHION LAB veut avant tout offrir une plateforme capable de révéler des talents souvent peu visibles malgré leur potentiel. Le programme se veut inclusif et ouvert aussi bien aux étudiants qu’aux créateurs autodidactes désireux de structurer leurs activités.


L’un des axes majeurs du projet repose sur la valorisation du patrimoine culturel africain. Les initiateurs souhaitent remettre au centre des réflexions les coiffures ancestrales, les textiles traditionnels et les codes esthétiques africains, considérés comme des éléments essentiels de l’identité culturelle.


Les échanges organisés au sein des établissements partenaires permettent notamment d’aborder la symbolique du cheveu dans les sociétés africaines, l’évolution des pratiques vestimentaires ainsi que les influences contemporaines qui redéfinissent progressivement les standards esthétiques.


Plusieurs modules sont développés au cours des résidences artistiques, notamment autour du marketing digital, de la direction artistique, de la photographie, de l’identité visuelle et de la création de marque. Une approche qui vise à donner aux jeunes créatifs des outils adaptés aux exigences actuelles du marché.


AFROKRÉMA FASHION LAB entend également favoriser la création de réseaux professionnels entre jeunes talents, institutions, médias, entreprises et partenaires culturels. À terme, le projet ambitionne de contribuer à la structuration d’une industrie créative africaine plus compétitive et davantage connectée aux standards internationaux.


Dans cette dynamique, une innovation est annoncée à Sangmélima à l’occasion de la célébration du 20 mai. Pour la première fois, un défilé capillaire y sera organisé afin de mettre en avant la richesse artistique des coiffures africaines et promouvoir le patrimoine esthétique camerounais auprès du grand public.

Yahaya Idrissou 

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