Living Together Festival 2026 : Stanley Enow voit grand pour la jeunesse africaine




Le Living Together Festival (LTF) revient en force pour une deuxième édition ambitieuse prévue du 25 au 27 juin 2026 au Palais des congrès de Yaoundé, avant un grand concert populaire programmé le 25 juillet prochain. Placé sous le haut patronage du Premier ministre, Chef du gouvernement du Cameroun, cet événement porté par Stanley Enow s’impose progressivement comme l’une des plus grandes plateformes culturelles et entrepreneuriales d’Afrique centrale.


Après une première édition couronnée de succès en 2025 avec plus de 22 000 spectateurs au Stade Militaire de Yaoundé, 2 300 participants aux masterclasses et plus de 70 millions d’impressions digitales, le festival entend franchir un nouveau cap. Les organisateurs annoncent cette année plus de 25 000 participants attendus pour le concert final ainsi que 3 500 jeunes et entrepreneurs mobilisés autour de sessions de formation intensive.


Au-delà du spectacle, le Living Together Festival se présente comme un véritable mouvement social et économique. Son fondateur, Stanley Enow, veut faire de la culture un outil de transformation sociale capable de rassembler les populations autour des valeurs de paix, de cohésion nationale et d’entrepreneuriat.


Le thème retenu pour cette édition 2026 — « Femmes, Jeunes, Créativité et Développement Durable » — place les femmes au cœur des activités. Un dîner des femmes leaders sera organisé à Douala afin de promouvoir le leadership féminin et soutenir une importante levée de fonds destinée à financer la distribution de 100 000 kits scolaires dans les régions du NOSO et du Grand Nord.


Pendant trois jours, les participants assisteront à douze masterclasses articulées autour de plusieurs axes : leadership féminin, entrepreneuriat, intelligence artificielle, innovation technologique, agriculture durable, industries créatives ou encore cohésion sociale. Des experts nationaux et internationaux partageront leurs expériences avec une jeunesse venue des dix régions du Cameroun.


L’un des moments phares du festival sera également le Concours National du Jeune Entrepreneur Culturel et Social. Après le succès de l’édition précédente, les organisateurs ambitionnent de recevoir près de 1 000 candidatures en 2026. Dix finalistes seront récompensés et le grand gagnant recevra son prix sur scène devant des milliers de spectateurs lors du concert final.


Le programme du festival comprend également un Match pour la paix réunissant anciennes gloires du football camerounais et artistes, ainsi qu’une caravane urbaine à travers Yaoundé à la veille du grand concert.


À travers le LTF, Stanley Enow affirme sa volonté de dépasser le simple cadre musical pour construire un projet citoyen à fort impact social. Ambassadeur de l’UNICEF et figure majeure de la culture urbaine africaine, l’artiste camerounais transforme progressivement son influence en levier de développement et d’engagement pour la jeunesse africaine.


Avec cette deuxième édition, le Living Together Festival ambitionne désormais de faire du Cameroun une vitrine culturelle et entrepreneuriale incontournable en Afrique centrale.



Yahaya Idrissou

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

MOCAQ : LE CAMEROUN LANCE LA BATAILLE DE LA QUALITÉ POUR SAUVER SON INDUSTRIE Le Cameroun veut faire de la qualité un véritable levier de développement économique. Face à la fragilisation progressive du tissu industriel national, marquée par la concurrence des importations massives, la fraude, la contrebande et la circulation de produits non conformes, le Mouvement Camerounais de la Qualité (MOCAQ) entend impulser une nouvelle dynamique de transformation économique et sociale. Après avoir connu une croissance soutenue d'environ 7 % entre 1960 et 1985, l'économie camerounaise a subi de plein fouet la crise économique de la fin des années 1980 ainsi que les effets de la libéralisation des années 1990. Cette période a favorisé l'entrée sur le marché national de nombreux produits importés, parfois de qualité douteuse, au détriment des entreprises locales. Les conséquences ont été lourdes : baisse de la productivité, fermeture d'unités industrielles, recul de la compétitivité et aggravation du déficit commercial. Selon les données évoquées par les promoteurs du mouvement, plus de 200 entreprises industrielles et de services, notamment des PME, ont disparu. Alors qu'elle était excédentaire jusqu'au début des années 2000, la balance commerciale du Cameroun affiche aujourd'hui un déficit chronique estimé à plus de 1 737 milliards de FCFA en 2024. Face à cette situation préoccupante, le 22 décembre 2025 marque un tournant avec la création officielle du Mouvement Camerounais de la Qualité. Son ambition est claire : promouvoir une véritable culture de la qualité dans tous les secteurs de la société afin de protéger les consommateurs, renforcer la compétitivité des entreprises et soutenir la croissance économique. Le mouvement affiche une vision ambitieuse : faire du Cameroun une locomotive de la qualité en Afrique centrale, portée par des entreprises et des institutions performantes, innovantes et créatrices de richesses durables. Sa devise est sans équivoque : « La Qualité, notre culture, notre avenir ». Son slogan, quant à lui, appelle à une mobilisation nationale : « Sauvons nos industries, protégeons nos enfants ». Pour les responsables du MOCAQ, l'urgence est réelle. Plusieurs secteurs stratégiques subissent aujourd'hui les effets d'importations à bas prix souvent accusées de ne pas respecter les standards de qualité. Dans l'agroalimentaire, les producteurs locaux de pâtes alimentaires sont confrontés à une concurrence étrangère agressive. Dans le bâtiment, l'utilisation de fer à béton non conforme est régulièrement pointée du doigt dans les effondrements d'immeubles. Le secteur des peintures fait également face à l'arrivée de produits contenant des taux élevés de plomb, présentant des risques importants pour la santé publique. Les difficultés touchent aussi les industries du plastique, les câbles électriques, les produits pharmaceutiques, les textiles, les équipements de télécommunications et même les infrastructures touristiques. À Douala, notamment dans les zones industrielles de Bonabéri et de Bassa, la fermeture de nombreuses usines a profondément modifié le paysage économique. Inspiré des modèles québécois, français et japonais de promotion de la qualité, le MOCAQ ne souhaite pas se substituer aux institutions publiques telles que l'ANOR ou les différents ministères sectoriels. Son objectif est plutôt de renforcer leur action à travers des partenariats stratégiques destinés à vulgariser les normes et à promouvoir la culture qualité auprès des entreprises et des citoyens. L'organisation prévoit de vastes campagnes de sensibilisation à travers le pays. Articles de presse, séminaires, formations, visites d'entreprises, conférences, campagnes dans les écoles, marchés et gares routières feront partie des outils mobilisés pour encourager les bonnes pratiques en matière de qualité, d'hygiène et de sécurité. Le mois de novembre sera consacré à la célébration de la qualité avec l'organisation de la Journée Internationale de la Qualité et le soutien à la Semaine Nationale de la Qualité. Le mouvement prévoit également la création de Clubs Qualité dans les entreprises, les universités et les établissements d'enseignement supérieur. Sur le plan industriel, le MOCAQ entend promouvoir des outils de management reconnus à l'échelle internationale tels que les méthodes 5S, Kaizen, Lean Management, Six Sigma ainsi que les normes ISO 9001, ISO 45001 et ISO 22000. Selon ses promoteurs, ces outils permettent de réduire les coûts, améliorer la productivité, renforcer la sécurité et accroître durablement la rentabilité des entreprises. Dans les universités et instituts privés d'enseignement supérieur, le mouvement souhaite introduire des modules de formation consacrés au management de la qualité et à l'assurance qualité afin de préparer les futurs diplômés aux exigences du marché international. Le président du MOCAQ, Martin Yankwa, expert reconnu dans les domaines de la normalisation et de la qualité, cite l'exemple du secteur de la minoterie pour illustrer l'impact positif des normes. Il rappelle qu'à la fin des années 1990, six entreprises du secteur étaient menacées de disparition en raison d'une concurrence basée sur l'importation de farines ne respectant pas certains standards internationaux. L'adoption et l'application de normes adaptées auraient permis de redynamiser la filière, qui compte aujourd'hui plusieurs entreprises performantes et exportatrices. Le mouvement entend également s'appuyer sur les mécanismes de notification de l'Organisation Mondiale du Commerce pour alerter régulièrement les consommateurs et les entreprises sur les produits interdits ou jugés dangereux dans certains pays, afin de renforcer la vigilance nationale. Dans un contexte marqué par les récentes alertes sanitaires internationales, notamment la suspension temporaire par l'Arabie Saoudite de certaines importations de produits avicoles en raison de foyers d'influenza aviaire, le MOCAQ recommande la consommation de produits locaux conformes aux normes sanitaires. À travers cette initiative, le Mouvement Camerounais de la Qualité ambitionne de contribuer à la relance industrielle, à la protection des emplois, à l'amélioration de la santé publique et au renforcement de la souveraineté économique du Cameroun. Pour ses promoteurs, l'heure est venue de faire de la qualité non plus une simple exigence technique, mais une véritable culture nationale capable de transformer durablement l'économie camerounaise. Yahaya Idrissou

Tensions à Yaoundé : la visite du pape au cœur d’un bras de fer institutionnel

Cameroun : CONGELCAM S.A. dénonce des pressions et alerte sur une possible pénurie de poisson