MINTP : Cohésion et Engagement à l’Honneur pour la Fête du Travail




La 140ᵉ édition de la Fête Internationale du Travail a été célébrée le 1er mai 2026 par les travailleurs du Ministère des Travaux Publics (MINTP) dans une ambiance à la fois festive et marquée par l’esprit de cohésion sociale. Les activités se sont déroulées à l’esplanade de l’immeuble siège, devenu au fil des années le cadre habituel des grands rassemblements de cette administration.


Dès les premières heures de la matinée, les personnels du MINTP ont pris part au traditionnel défilé organisé au Boulevard du 20 mai, aux côtés des autres corps socioprofessionnels. Leur passage a été salué pour sa discipline, sa cohésion et la dignité affichée tout au long de la parade.


De retour à l’immeuble siège dans l’après-midi, les agents, mobilisés et élégamment vêtus, ont poursuivi les festivités dans une atmosphère conviviale. Prenant la parole au nom des travailleurs, le délégué du personnel, Bogondo Julien, a adressé ses vœux à l’ensemble de ses collègues. Il a salué leur engagement quotidien, rappelant que la Fête du Travail constitue également un moment d’écoute, de dialogue et de cohésion, où chaque contribution compte dans l’atteinte des résultats collectifs.


Dans son allocution, le Ministre des Travaux Publics a, quant à lui, salué la qualité des contributions des délégués du personnel, tout en soulignant que le dialogue social demeure indispensable à l’instauration d’un climat de confiance. Revenant sur le thème national de cette édition, il a insisté sur le rôle central des relations humaines dans la performance du MINTP.


Abordant les préoccupations soulevées, notamment en matière de formation, de conditions de travail et de primes, le membre du gouvernement a indiqué que des améliorations sont en cours, avec un accent particulier sur l’environnement de travail et les activités sociales. Il a invité les personnels à intégrer leurs besoins en formation dans le planning annuel, en privilégiant les opportunités disponibles au niveau national.


Le Ministre a également salué le professionnalisme et le dévouement de ses collaborateurs, soulignant que les infrastructures réalisées sont le fruit de leur engagement. Chaque route construite, chaque ouvrage achevé contribue directement à l’amélioration des conditions de vie des populations.


En conclusion, il a exhorté les personnels à demeurer engagés, disciplinés et solidaires, tout en appelant les responsables à renforcer l’encadrement de proximité. La cérémonie s’est achevée sur des vœux de santé, de succès et d’épanouissement adressés à l’ensemble des travailleurs.


Par ailleurs, le défilé interne a constitué l’un des moments forts de la célébration, mettant en lumière les « ambassadeurs » du ministère, distingués pour la qualité et l’originalité de leurs tenues. L’artiste concepteur du tissu du MINTP a également été salué pour sa créativité.


Au-delà du caractère festif, cette célébration du 1er mai aura permis de renforcer la cohésion entre les personnels et de réaffirmer l’importance du dialogue social et de l’engagement collectif au sein du Ministère des Travaux Publics.


Yahaya Idrissou

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

MOCAQ : LE CAMEROUN LANCE LA BATAILLE DE LA QUALITÉ POUR SAUVER SON INDUSTRIE Le Cameroun veut faire de la qualité un véritable levier de développement économique. Face à la fragilisation progressive du tissu industriel national, marquée par la concurrence des importations massives, la fraude, la contrebande et la circulation de produits non conformes, le Mouvement Camerounais de la Qualité (MOCAQ) entend impulser une nouvelle dynamique de transformation économique et sociale. Après avoir connu une croissance soutenue d'environ 7 % entre 1960 et 1985, l'économie camerounaise a subi de plein fouet la crise économique de la fin des années 1980 ainsi que les effets de la libéralisation des années 1990. Cette période a favorisé l'entrée sur le marché national de nombreux produits importés, parfois de qualité douteuse, au détriment des entreprises locales. Les conséquences ont été lourdes : baisse de la productivité, fermeture d'unités industrielles, recul de la compétitivité et aggravation du déficit commercial. Selon les données évoquées par les promoteurs du mouvement, plus de 200 entreprises industrielles et de services, notamment des PME, ont disparu. Alors qu'elle était excédentaire jusqu'au début des années 2000, la balance commerciale du Cameroun affiche aujourd'hui un déficit chronique estimé à plus de 1 737 milliards de FCFA en 2024. Face à cette situation préoccupante, le 22 décembre 2025 marque un tournant avec la création officielle du Mouvement Camerounais de la Qualité. Son ambition est claire : promouvoir une véritable culture de la qualité dans tous les secteurs de la société afin de protéger les consommateurs, renforcer la compétitivité des entreprises et soutenir la croissance économique. Le mouvement affiche une vision ambitieuse : faire du Cameroun une locomotive de la qualité en Afrique centrale, portée par des entreprises et des institutions performantes, innovantes et créatrices de richesses durables. Sa devise est sans équivoque : « La Qualité, notre culture, notre avenir ». Son slogan, quant à lui, appelle à une mobilisation nationale : « Sauvons nos industries, protégeons nos enfants ». Pour les responsables du MOCAQ, l'urgence est réelle. Plusieurs secteurs stratégiques subissent aujourd'hui les effets d'importations à bas prix souvent accusées de ne pas respecter les standards de qualité. Dans l'agroalimentaire, les producteurs locaux de pâtes alimentaires sont confrontés à une concurrence étrangère agressive. Dans le bâtiment, l'utilisation de fer à béton non conforme est régulièrement pointée du doigt dans les effondrements d'immeubles. Le secteur des peintures fait également face à l'arrivée de produits contenant des taux élevés de plomb, présentant des risques importants pour la santé publique. Les difficultés touchent aussi les industries du plastique, les câbles électriques, les produits pharmaceutiques, les textiles, les équipements de télécommunications et même les infrastructures touristiques. À Douala, notamment dans les zones industrielles de Bonabéri et de Bassa, la fermeture de nombreuses usines a profondément modifié le paysage économique. Inspiré des modèles québécois, français et japonais de promotion de la qualité, le MOCAQ ne souhaite pas se substituer aux institutions publiques telles que l'ANOR ou les différents ministères sectoriels. Son objectif est plutôt de renforcer leur action à travers des partenariats stratégiques destinés à vulgariser les normes et à promouvoir la culture qualité auprès des entreprises et des citoyens. L'organisation prévoit de vastes campagnes de sensibilisation à travers le pays. Articles de presse, séminaires, formations, visites d'entreprises, conférences, campagnes dans les écoles, marchés et gares routières feront partie des outils mobilisés pour encourager les bonnes pratiques en matière de qualité, d'hygiène et de sécurité. Le mois de novembre sera consacré à la célébration de la qualité avec l'organisation de la Journée Internationale de la Qualité et le soutien à la Semaine Nationale de la Qualité. Le mouvement prévoit également la création de Clubs Qualité dans les entreprises, les universités et les établissements d'enseignement supérieur. Sur le plan industriel, le MOCAQ entend promouvoir des outils de management reconnus à l'échelle internationale tels que les méthodes 5S, Kaizen, Lean Management, Six Sigma ainsi que les normes ISO 9001, ISO 45001 et ISO 22000. Selon ses promoteurs, ces outils permettent de réduire les coûts, améliorer la productivité, renforcer la sécurité et accroître durablement la rentabilité des entreprises. Dans les universités et instituts privés d'enseignement supérieur, le mouvement souhaite introduire des modules de formation consacrés au management de la qualité et à l'assurance qualité afin de préparer les futurs diplômés aux exigences du marché international. Le président du MOCAQ, Martin Yankwa, expert reconnu dans les domaines de la normalisation et de la qualité, cite l'exemple du secteur de la minoterie pour illustrer l'impact positif des normes. Il rappelle qu'à la fin des années 1990, six entreprises du secteur étaient menacées de disparition en raison d'une concurrence basée sur l'importation de farines ne respectant pas certains standards internationaux. L'adoption et l'application de normes adaptées auraient permis de redynamiser la filière, qui compte aujourd'hui plusieurs entreprises performantes et exportatrices. Le mouvement entend également s'appuyer sur les mécanismes de notification de l'Organisation Mondiale du Commerce pour alerter régulièrement les consommateurs et les entreprises sur les produits interdits ou jugés dangereux dans certains pays, afin de renforcer la vigilance nationale. Dans un contexte marqué par les récentes alertes sanitaires internationales, notamment la suspension temporaire par l'Arabie Saoudite de certaines importations de produits avicoles en raison de foyers d'influenza aviaire, le MOCAQ recommande la consommation de produits locaux conformes aux normes sanitaires. À travers cette initiative, le Mouvement Camerounais de la Qualité ambitionne de contribuer à la relance industrielle, à la protection des emplois, à l'amélioration de la santé publique et au renforcement de la souveraineté économique du Cameroun. Pour ses promoteurs, l'heure est venue de faire de la qualité non plus une simple exigence technique, mais une véritable culture nationale capable de transformer durablement l'économie camerounaise. Yahaya Idrissou

Tensions à Yaoundé : la visite du pape au cœur d’un bras de fer institutionnel

Cameroun : CONGELCAM S.A. dénonce des pressions et alerte sur une possible pénurie de poisson