MOCAQ : un nouveau cap pour faire de la qualité un levier de compétitivité au Cameroun

 





Le Mouvement Camerounais de la Qualité (MOCAQ) a officiellement été lancé au cours d'une cérémonie présidée par le représentant du ministre des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique. Cette initiative marque une étape importante dans la promotion de la culture de la qualité au Cameroun et traduit la volonté des pouvoirs publics et des acteurs économiques de faire des normes un moteur de développement durable.



À travers le MOCAQ, les promoteurs ambitionnent de positionner le Cameroun comme un pays émergent et une référence en matière de qualité en Afrique centrale. Cette vision repose sur le renforcement de la compétitivité des entreprises et des institutions, l'encouragement de l'innovation ainsi que la création d'une richesse durable. Le mouvement adopte pour devise « La qualité, notre culture, notre avenir » et lance un appel fort à la protection du tissu industriel national avec son slogan : « Sauvons nos industries, protégeons nos enfants ».


L'un des principaux axes d'action du MOCAQ porte sur la sensibilisation des citoyens à la culture de la qualité. Le mouvement prévoit une importante campagne de communication à travers la publication régulière d'articles dans la presse nationale et internationale, afin de promouvoir les bonnes pratiques, les normes de qualité et les modalités d'adhésion à cette nouvelle plateforme.


Chaque année, le mois de novembre sera consacré à la célébration du Mois de la Qualité. Des sessions de formation et de sensibilisation seront organisées dans les dix régions du pays sur des thématiques telles que l'hygiène, la sécurité alimentaire dans les établissements scolaires et les marchés, la performance des très petites, petites, moyennes et grandes entreprises, ainsi que le renforcement des capacités des citoyens. Le MOCAQ entend également célébrer la Journée internationale de la qualité et participer aux grands rendez-vous consacrés à la normalisation, à l'industrie, à la santé, à la sécurité et à la protection de l'environnement, avec pour objectif de faire de la qualité une véritable culture plutôt qu'une simple exigence réglementaire.


Le mouvement accorde également une place centrale aux entreprises. Les structures membres bénéficieront de formations certifiantes sur les principaux outils et méthodes de management de la qualité, notamment les approches 5S, Kaizen, Lean, Six Sigma ainsi que les normes internationales ISO. Ces formations visent à améliorer la productivité, réduire les coûts de production, limiter les pertes, renforcer la sécurité et accroître la performance globale des organisations.


Les entreprises auront également accès à un accompagnement pour la mise en œuvre du référentiel ISO 9001, avec des outils d'autoévaluation et des audits destinés à les préparer à une éventuelle certification internationale. En complément, des Clubs Qualité seront créés au sein des entreprises membres afin d'assurer le suivi des actions engagées, de favoriser l'amélioration continue et de renforcer leur compétitivité. Cette démarche ouvrira également la voie à une participation au Prix National de la Qualité.


Le secteur de l'enseignement supérieur n'est pas en reste. Les universités et instituts privés d'enseignement supérieur adhérant au MOCAQ bénéficieront d'un programme de formation de vingt heures consacré aux fondamentaux du management de la qualité. Les participants seront initiés à l'histoire et aux principes de la qualité, aux méthodes de gestion modernes, aux outils d'amélioration continue ainsi qu'aux principales normes internationales applicables au domaine de l'éducation et de l'audit.


À travers ce lancement officiel, le Mouvement Camerounais de la Qualité affiche son ambition de fédérer administrations, entreprises, établissements de formation et citoyens autour d'une même vision : faire de la qualité un facteur de performance, de compétitivité et de développement économique durable pour le Cameroun.


Yahaya Idrissou

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Les conséquences ont été lourdes : baisse de la productivité, fermeture d'unités industrielles, recul de la compétitivité et aggravation du déficit commercial. Selon les données évoquées par les promoteurs du mouvement, plus de 200 entreprises industrielles et de services, notamment des PME, ont disparu. Alors qu'elle était excédentaire jusqu'au début des années 2000, la balance commerciale du Cameroun affiche aujourd'hui un déficit chronique estimé à plus de 1 737 milliards de FCFA en 2024. Face à cette situation préoccupante, le 22 décembre 2025 marque un tournant avec la création officielle du Mouvement Camerounais de la Qualité. Son ambition est claire : promouvoir une véritable culture de la qualité dans tous les secteurs de la société afin de protéger les consommateurs, renforcer la compétitivité des entreprises et soutenir la croissance économique. Le mouvement affiche une vision ambitieuse : faire du Cameroun une locomotive de la qualité en Afrique centrale, portée par des entreprises et des institutions performantes, innovantes et créatrices de richesses durables. Sa devise est sans équivoque : « La Qualité, notre culture, notre avenir ». Son slogan, quant à lui, appelle à une mobilisation nationale : « Sauvons nos industries, protégeons nos enfants ». Pour les responsables du MOCAQ, l'urgence est réelle. Plusieurs secteurs stratégiques subissent aujourd'hui les effets d'importations à bas prix souvent accusées de ne pas respecter les standards de qualité. Dans l'agroalimentaire, les producteurs locaux de pâtes alimentaires sont confrontés à une concurrence étrangère agressive. Dans le bâtiment, l'utilisation de fer à béton non conforme est régulièrement pointée du doigt dans les effondrements d'immeubles. 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L'organisation prévoit de vastes campagnes de sensibilisation à travers le pays. Articles de presse, séminaires, formations, visites d'entreprises, conférences, campagnes dans les écoles, marchés et gares routières feront partie des outils mobilisés pour encourager les bonnes pratiques en matière de qualité, d'hygiène et de sécurité. Le mois de novembre sera consacré à la célébration de la qualité avec l'organisation de la Journée Internationale de la Qualité et le soutien à la Semaine Nationale de la Qualité. Le mouvement prévoit également la création de Clubs Qualité dans les entreprises, les universités et les établissements d'enseignement supérieur. Sur le plan industriel, le MOCAQ entend promouvoir des outils de management reconnus à l'échelle internationale tels que les méthodes 5S, Kaizen, Lean Management, Six Sigma ainsi que les normes ISO 9001, ISO 45001 et ISO 22000. Selon ses promoteurs, ces outils permettent de réduire les coûts, améliorer la productivité, renforcer la sécurité et accroître durablement la rentabilité des entreprises. Dans les universités et instituts privés d'enseignement supérieur, le mouvement souhaite introduire des modules de formation consacrés au management de la qualité et à l'assurance qualité afin de préparer les futurs diplômés aux exigences du marché international. Le président du MOCAQ, Martin Yankwa, expert reconnu dans les domaines de la normalisation et de la qualité, cite l'exemple du secteur de la minoterie pour illustrer l'impact positif des normes. Il rappelle qu'à la fin des années 1990, six entreprises du secteur étaient menacées de disparition en raison d'une concurrence basée sur l'importation de farines ne respectant pas certains standards internationaux. 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À travers cette initiative, le Mouvement Camerounais de la Qualité ambitionne de contribuer à la relance industrielle, à la protection des emplois, à l'amélioration de la santé publique et au renforcement de la souveraineté économique du Cameroun. Pour ses promoteurs, l'heure est venue de faire de la qualité non plus une simple exigence technique, mais une véritable culture nationale capable de transformer durablement l'économie camerounaise. Yahaya Idrissou

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