Cleau Hope Center façonne l'avenir







Nkom-Ndama, dans le département de la Lékié, a vécu une journée placée sous le signe de l'espoir et de l'accomplissement. Le Cleau Hope Center y a organisé une cérémonie de remise de diplômes à une nouvelle promotion de jeunes formés gratuitement, couplée à la signature d'une convention de partenariat destinée à renforcer ses actions. L'événement s'est déroulé en présence du Chargé d'affaires de l'ambassade d'Allemagne au Cameroun, des autorités administratives et traditionnelles, ainsi que des familles venues partager la réussite de leurs enfants.


Cette cérémonie, la deuxième du genre depuis la création du centre en juillet 2022, met en lumière les résultats d'un projet consacré à la formation professionnelle des jeunes issus de milieux modestes. Pendant trois années, les bénéficiaires ont suivi un cursus entièrement pris en charge, couvrant aussi bien les frais de formation que les dépenses connexes.


Les diplômés ont acquis des compétences dans des secteurs porteurs tels que les énergies renouvelables, l'industrie de l'habillement et la menuiserie-ébénisterie. Grâce à ces apprentissages pratiques, ils disposent désormais des atouts nécessaires pour intégrer le marché du travail ou lancer leurs propres activités génératrices de revenus. Pour de nombreuses familles, cette réussite représente un véritable motif de satisfaction et une perspective d'avenir plus sereine.


La promotrice et coordinatrice du Cleau Hope Center, Clémence Audrey Tankeu, a rappelé que la structure est née d'une volonté de donner une véritable chance aux jeunes défavorisés. Selon elle, la mission du centre consiste à offrir une formation professionnelle gratuite et de qualité afin de permettre aux apprenants d'acquérir des compétences concrètes, de retrouver leur autonomie et de contribuer au développement économique et social du Cameroun.


Dans un contexte où l'enseignement général demeure largement dominant, le centre entend apporter une réponse adaptée aux besoins d'une jeunesse en quête d'opportunités professionnelles. Une démarche saluée par Sa Majesté le Professeur Nnanga Nga Emmanuel, chef de troisième degré de Nkom-Ndama, qui s'est réjoui des retombées déjà visibles de cette initiative au sein de la communauté. Pour l'autorité traditionnelle, les résultats obtenus confirment la pertinence de ce projet de formation.


Au-delà de l'acquisition de compétences techniques, le Cleau Hope Center met également l'accent sur les valeurs humaines, la discipline, la solidarité et l'accompagnement des apprenants. Une approche qui vise à favoriser l'autonomie des jeunes tout en les éloignant de l'oisiveté et des dérives sociales.


Le représentant de l'ambassade d'Allemagne au Cameroun a, pour sa part, réaffirmé la volonté de son pays de poursuivre son soutien aux initiatives qui favorisent l'éducation, la formation professionnelle et l'insertion des jeunes. Un engagement qui témoigne de l'importance accordée à ce type de projet dans la lutte contre la précarité.


Présent à la cérémonie, le délégué départemental de l'Emploi et de la Formation professionnelle de la Lékié, Foumane Ako'o Roger Norbert, a salué les performances enregistrées par le centre. Il a toutefois insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes d'insertion professionnelle afin que les compétences acquises débouchent sur des emplois durables ou des projets entrepreneuriaux viables.


Le Cleau Hope Center affiche déjà un taux d'insertion professionnelle supérieur à 80 %, un résultat que ses responsables attribuent à la qualité des enseignements, à des équipements modernes, à l'implication des formateurs et au suivi permanent assuré auprès des apprenants.


L'établissement entend poursuivre son développement dès l'année académique 2026-2027 avec l'ouverture de nouvelles filières, notamment celle des auxiliaires de vie. Une diversification qui traduit l'ambition du centre de devenir un acteur majeur de la formation professionnelle dans la Lékié et de contribuer davantage à l'autonomisation des jeunes.


À travers cette nouvelle promotion, le Cleau Hope Center réaffirme sa conviction que le développement passe avant tout par la transmission de compétences. En misant sur la formation, l'accompagnement et l'entrepreneuriat, le centre continue de transformer des parcours de vie et d'offrir à de nombreux jeunes les moyens de bâtir un avenir meilleur.


Yahaya Idrissou

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

MOCAQ : LE CAMEROUN LANCE LA BATAILLE DE LA QUALITÉ POUR SAUVER SON INDUSTRIE Le Cameroun veut faire de la qualité un véritable levier de développement économique. Face à la fragilisation progressive du tissu industriel national, marquée par la concurrence des importations massives, la fraude, la contrebande et la circulation de produits non conformes, le Mouvement Camerounais de la Qualité (MOCAQ) entend impulser une nouvelle dynamique de transformation économique et sociale. Après avoir connu une croissance soutenue d'environ 7 % entre 1960 et 1985, l'économie camerounaise a subi de plein fouet la crise économique de la fin des années 1980 ainsi que les effets de la libéralisation des années 1990. Cette période a favorisé l'entrée sur le marché national de nombreux produits importés, parfois de qualité douteuse, au détriment des entreprises locales. Les conséquences ont été lourdes : baisse de la productivité, fermeture d'unités industrielles, recul de la compétitivité et aggravation du déficit commercial. Selon les données évoquées par les promoteurs du mouvement, plus de 200 entreprises industrielles et de services, notamment des PME, ont disparu. Alors qu'elle était excédentaire jusqu'au début des années 2000, la balance commerciale du Cameroun affiche aujourd'hui un déficit chronique estimé à plus de 1 737 milliards de FCFA en 2024. Face à cette situation préoccupante, le 22 décembre 2025 marque un tournant avec la création officielle du Mouvement Camerounais de la Qualité. Son ambition est claire : promouvoir une véritable culture de la qualité dans tous les secteurs de la société afin de protéger les consommateurs, renforcer la compétitivité des entreprises et soutenir la croissance économique. Le mouvement affiche une vision ambitieuse : faire du Cameroun une locomotive de la qualité en Afrique centrale, portée par des entreprises et des institutions performantes, innovantes et créatrices de richesses durables. Sa devise est sans équivoque : « La Qualité, notre culture, notre avenir ». Son slogan, quant à lui, appelle à une mobilisation nationale : « Sauvons nos industries, protégeons nos enfants ». Pour les responsables du MOCAQ, l'urgence est réelle. Plusieurs secteurs stratégiques subissent aujourd'hui les effets d'importations à bas prix souvent accusées de ne pas respecter les standards de qualité. Dans l'agroalimentaire, les producteurs locaux de pâtes alimentaires sont confrontés à une concurrence étrangère agressive. Dans le bâtiment, l'utilisation de fer à béton non conforme est régulièrement pointée du doigt dans les effondrements d'immeubles. Le secteur des peintures fait également face à l'arrivée de produits contenant des taux élevés de plomb, présentant des risques importants pour la santé publique. Les difficultés touchent aussi les industries du plastique, les câbles électriques, les produits pharmaceutiques, les textiles, les équipements de télécommunications et même les infrastructures touristiques. À Douala, notamment dans les zones industrielles de Bonabéri et de Bassa, la fermeture de nombreuses usines a profondément modifié le paysage économique. Inspiré des modèles québécois, français et japonais de promotion de la qualité, le MOCAQ ne souhaite pas se substituer aux institutions publiques telles que l'ANOR ou les différents ministères sectoriels. Son objectif est plutôt de renforcer leur action à travers des partenariats stratégiques destinés à vulgariser les normes et à promouvoir la culture qualité auprès des entreprises et des citoyens. L'organisation prévoit de vastes campagnes de sensibilisation à travers le pays. Articles de presse, séminaires, formations, visites d'entreprises, conférences, campagnes dans les écoles, marchés et gares routières feront partie des outils mobilisés pour encourager les bonnes pratiques en matière de qualité, d'hygiène et de sécurité. Le mois de novembre sera consacré à la célébration de la qualité avec l'organisation de la Journée Internationale de la Qualité et le soutien à la Semaine Nationale de la Qualité. Le mouvement prévoit également la création de Clubs Qualité dans les entreprises, les universités et les établissements d'enseignement supérieur. Sur le plan industriel, le MOCAQ entend promouvoir des outils de management reconnus à l'échelle internationale tels que les méthodes 5S, Kaizen, Lean Management, Six Sigma ainsi que les normes ISO 9001, ISO 45001 et ISO 22000. Selon ses promoteurs, ces outils permettent de réduire les coûts, améliorer la productivité, renforcer la sécurité et accroître durablement la rentabilité des entreprises. Dans les universités et instituts privés d'enseignement supérieur, le mouvement souhaite introduire des modules de formation consacrés au management de la qualité et à l'assurance qualité afin de préparer les futurs diplômés aux exigences du marché international. Le président du MOCAQ, Martin Yankwa, expert reconnu dans les domaines de la normalisation et de la qualité, cite l'exemple du secteur de la minoterie pour illustrer l'impact positif des normes. Il rappelle qu'à la fin des années 1990, six entreprises du secteur étaient menacées de disparition en raison d'une concurrence basée sur l'importation de farines ne respectant pas certains standards internationaux. L'adoption et l'application de normes adaptées auraient permis de redynamiser la filière, qui compte aujourd'hui plusieurs entreprises performantes et exportatrices. Le mouvement entend également s'appuyer sur les mécanismes de notification de l'Organisation Mondiale du Commerce pour alerter régulièrement les consommateurs et les entreprises sur les produits interdits ou jugés dangereux dans certains pays, afin de renforcer la vigilance nationale. Dans un contexte marqué par les récentes alertes sanitaires internationales, notamment la suspension temporaire par l'Arabie Saoudite de certaines importations de produits avicoles en raison de foyers d'influenza aviaire, le MOCAQ recommande la consommation de produits locaux conformes aux normes sanitaires. À travers cette initiative, le Mouvement Camerounais de la Qualité ambitionne de contribuer à la relance industrielle, à la protection des emplois, à l'amélioration de la santé publique et au renforcement de la souveraineté économique du Cameroun. Pour ses promoteurs, l'heure est venue de faire de la qualité non plus une simple exigence technique, mais une véritable culture nationale capable de transformer durablement l'économie camerounaise. Yahaya Idrissou

Tensions à Yaoundé : la visite du pape au cœur d’un bras de fer institutionnel

Cameroun : CONGELCAM S.A. dénonce des pressions et alerte sur une possible pénurie de poisson