Les premières Assises d'EFRACAM ouvrent une nouvelle ère de coopération entre le Cameroun et sa diaspora

 






Le Cameroun accueillera, du 8 au 12 juillet 2026, les premières Assises de l'Association des Élus en France d'origine ou de Nationalité Camerounaise (EFRACAM), un rendez-vous d'envergure placé sous le Très Haut Patronage du Président de la République, Paul Biya. Organisé autour du thème « Contribution des élus de la diaspora pour le développement des territoires », l'événement réunira des responsables politiques, des acteurs économiques, des universitaires, des experts ainsi que des représentants de la société civile venus du Cameroun et de France.


Les activités se dérouleront successivement à Yaoundé et à Elig-Mfomo les 8 et 9 juillet, à Kribi le 10 juillet, puis à Douala les 11 et 12 juillet. Cette rencontre bénéficie du soutien des autorités camerounaises et françaises, ainsi que de nombreux partenaires institutionnels, économiques, universitaires et associatifs.


Ces assises constituent l'un des principaux rendez-vous annuels d'EFRACAM, aux côtés de la Journée d'échanges France-Cameroun organisée chaque année au Sénat français. Elles traduisent la volonté de renforcer les liens entre les collectivités territoriales des deux pays et de faire de la diaspora camerounaise un acteur stratégique du développement local.


Durant cinq jours, les participants prendront part à des tables rondes, des rencontres institutionnelles, des visites de terrain, des sessions de réseautage et des actions de solidarité. Les échanges porteront sur plusieurs secteurs prioritaires, notamment l'économie, la formation, l'économie bleue, le sport, la culture, l'action sociale et les transitions écologiques. L'objectif est de favoriser le partage d'expériences, le transfert de compétences et l'émergence de projets concrets susceptibles d'accélérer le développement des territoires camerounais.


Les organisateurs entendent également promouvoir la coopération décentralisée entre les collectivités locales camerounaises et françaises, tout en encourageant les investissements et les partenariats économiques. Les élus de la diaspora sont ainsi appelés à mettre leur expertise et leurs réseaux au service des collectivités locales afin de contribuer à la mise en œuvre de projets structurants.


Ces premières Assises seront également marquées par la signature et le renouvellement de plusieurs accords de coopération entre institutions, entreprises publiques et associations. En parallèle, EFRACAM procédera à la remise de dons dans plusieurs localités, illustrant ainsi sa volonté d'allier réflexion stratégique et actions concrètes au bénéfice des populations.


À travers cette première édition, EFRACAM ambitionne de poser les bases d'une collaboration durable entre le Cameroun et sa diaspora élue en France, en faisant de cette rencontre une plateforme privilégiée de dialogue, d'investissement et de coopération au service du développement des collectivités territoriales.


Yahaya Idrissou

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

MOCAQ : LE CAMEROUN LANCE LA BATAILLE DE LA QUALITÉ POUR SAUVER SON INDUSTRIE Le Cameroun veut faire de la qualité un véritable levier de développement économique. Face à la fragilisation progressive du tissu industriel national, marquée par la concurrence des importations massives, la fraude, la contrebande et la circulation de produits non conformes, le Mouvement Camerounais de la Qualité (MOCAQ) entend impulser une nouvelle dynamique de transformation économique et sociale. Après avoir connu une croissance soutenue d'environ 7 % entre 1960 et 1985, l'économie camerounaise a subi de plein fouet la crise économique de la fin des années 1980 ainsi que les effets de la libéralisation des années 1990. Cette période a favorisé l'entrée sur le marché national de nombreux produits importés, parfois de qualité douteuse, au détriment des entreprises locales. Les conséquences ont été lourdes : baisse de la productivité, fermeture d'unités industrielles, recul de la compétitivité et aggravation du déficit commercial. Selon les données évoquées par les promoteurs du mouvement, plus de 200 entreprises industrielles et de services, notamment des PME, ont disparu. Alors qu'elle était excédentaire jusqu'au début des années 2000, la balance commerciale du Cameroun affiche aujourd'hui un déficit chronique estimé à plus de 1 737 milliards de FCFA en 2024. Face à cette situation préoccupante, le 22 décembre 2025 marque un tournant avec la création officielle du Mouvement Camerounais de la Qualité. Son ambition est claire : promouvoir une véritable culture de la qualité dans tous les secteurs de la société afin de protéger les consommateurs, renforcer la compétitivité des entreprises et soutenir la croissance économique. Le mouvement affiche une vision ambitieuse : faire du Cameroun une locomotive de la qualité en Afrique centrale, portée par des entreprises et des institutions performantes, innovantes et créatrices de richesses durables. Sa devise est sans équivoque : « La Qualité, notre culture, notre avenir ». Son slogan, quant à lui, appelle à une mobilisation nationale : « Sauvons nos industries, protégeons nos enfants ». Pour les responsables du MOCAQ, l'urgence est réelle. Plusieurs secteurs stratégiques subissent aujourd'hui les effets d'importations à bas prix souvent accusées de ne pas respecter les standards de qualité. Dans l'agroalimentaire, les producteurs locaux de pâtes alimentaires sont confrontés à une concurrence étrangère agressive. Dans le bâtiment, l'utilisation de fer à béton non conforme est régulièrement pointée du doigt dans les effondrements d'immeubles. Le secteur des peintures fait également face à l'arrivée de produits contenant des taux élevés de plomb, présentant des risques importants pour la santé publique. Les difficultés touchent aussi les industries du plastique, les câbles électriques, les produits pharmaceutiques, les textiles, les équipements de télécommunications et même les infrastructures touristiques. À Douala, notamment dans les zones industrielles de Bonabéri et de Bassa, la fermeture de nombreuses usines a profondément modifié le paysage économique. Inspiré des modèles québécois, français et japonais de promotion de la qualité, le MOCAQ ne souhaite pas se substituer aux institutions publiques telles que l'ANOR ou les différents ministères sectoriels. Son objectif est plutôt de renforcer leur action à travers des partenariats stratégiques destinés à vulgariser les normes et à promouvoir la culture qualité auprès des entreprises et des citoyens. L'organisation prévoit de vastes campagnes de sensibilisation à travers le pays. Articles de presse, séminaires, formations, visites d'entreprises, conférences, campagnes dans les écoles, marchés et gares routières feront partie des outils mobilisés pour encourager les bonnes pratiques en matière de qualité, d'hygiène et de sécurité. Le mois de novembre sera consacré à la célébration de la qualité avec l'organisation de la Journée Internationale de la Qualité et le soutien à la Semaine Nationale de la Qualité. Le mouvement prévoit également la création de Clubs Qualité dans les entreprises, les universités et les établissements d'enseignement supérieur. Sur le plan industriel, le MOCAQ entend promouvoir des outils de management reconnus à l'échelle internationale tels que les méthodes 5S, Kaizen, Lean Management, Six Sigma ainsi que les normes ISO 9001, ISO 45001 et ISO 22000. Selon ses promoteurs, ces outils permettent de réduire les coûts, améliorer la productivité, renforcer la sécurité et accroître durablement la rentabilité des entreprises. Dans les universités et instituts privés d'enseignement supérieur, le mouvement souhaite introduire des modules de formation consacrés au management de la qualité et à l'assurance qualité afin de préparer les futurs diplômés aux exigences du marché international. Le président du MOCAQ, Martin Yankwa, expert reconnu dans les domaines de la normalisation et de la qualité, cite l'exemple du secteur de la minoterie pour illustrer l'impact positif des normes. Il rappelle qu'à la fin des années 1990, six entreprises du secteur étaient menacées de disparition en raison d'une concurrence basée sur l'importation de farines ne respectant pas certains standards internationaux. L'adoption et l'application de normes adaptées auraient permis de redynamiser la filière, qui compte aujourd'hui plusieurs entreprises performantes et exportatrices. Le mouvement entend également s'appuyer sur les mécanismes de notification de l'Organisation Mondiale du Commerce pour alerter régulièrement les consommateurs et les entreprises sur les produits interdits ou jugés dangereux dans certains pays, afin de renforcer la vigilance nationale. Dans un contexte marqué par les récentes alertes sanitaires internationales, notamment la suspension temporaire par l'Arabie Saoudite de certaines importations de produits avicoles en raison de foyers d'influenza aviaire, le MOCAQ recommande la consommation de produits locaux conformes aux normes sanitaires. À travers cette initiative, le Mouvement Camerounais de la Qualité ambitionne de contribuer à la relance industrielle, à la protection des emplois, à l'amélioration de la santé publique et au renforcement de la souveraineté économique du Cameroun. Pour ses promoteurs, l'heure est venue de faire de la qualité non plus une simple exigence technique, mais une véritable culture nationale capable de transformer durablement l'économie camerounaise. Yahaya Idrissou

Tensions à Yaoundé : la visite du pape au cœur d’un bras de fer institutionnel

Cameroun : CONGELCAM S.A. dénonce des pressions et alerte sur une possible pénurie de poisson