Féminicides au Cameroun : Dalami Abdoulmoumini réclame la peine de mort




La colère monte face à la recrudescence des féminicides et des violences faites aux femmes au Cameroun. Alors que les drames se succèdent et que des femmes continuent de perdre la vie sous les coups de leurs conjoints ou proches, le président de l’Union Nationale Démocratique du Cameroun (UNDC), Dalami Abdoulmoumini refuse de rester silencieux.






Le responsable politique dénonce avec vigueur ces hommes qui, dans un accès de violence ou au terme de conflits conjugaux en viennent à ôter délibérément la vie à des femmes. Pour lui, ces actes ne sauraient être banalisés ni relégués au rang de simples « affaires de couple ». Il s’agit de crimes qui doivent appeler une réponse à la hauteur de leur gravité.Face à cette situation, Dalami Abdoulmoumini réclame une fermeté accrue des pouvoirs publics et appelle les autorités à sévir contre les auteurs de féminicides. Dans sa démarche, il interpelle particulièrement le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, afin que l’administration territoriale et les autorités compétentes renforcent leur vigilance et prennent des mesures concrètes pour prévenir ces violences.

Le président de l’UNDC va jusqu’à réclamer l’application de la peine de mort contre les auteurs de ces crimes. Une position particulièrement ferme, qui traduit son indignation face à ce qu’il considère comme une dérive devenue préoccupante dans la société camerounaise.« On ne peut pas continuer à compter les femmes mortes et attendre le prochain drame », dénonce en substance Dalami Abdoulmoumini qui estime que la protection des femmes doit désormais dépasser les discours de circonstance pour déboucher sur des actions concrètes.Cette sortie médiatique n’est pas un simple coup de colère. Elle s’inscrit dans un combat que Dalami Abdoulmoumini mène depuis plusieurs années contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles.À travers différentes campagnes de sensibilisation, le président de l’UNDC a régulièrement dénoncé les violences conjugales, les abus sexuels et les viols dont sont victimes de nombreuses femmes et filles. Son objectif est de briser le silence autour de ces violences et encourager les victimes à parler, à dénoncer leurs agresseurs et à rechercher de l’aide.Sur le terrain, son engagement s’est également traduit par des actions de soutien en faveur de femmes victimes de violences conjugales. À plusieurs reprises, il leur a apporté une assistance afin de leur permettre de sortir de situations devenues dangereuses.Pour Dalami Abdoulmoumini, la question n’est donc plus seulement de condamner les féminicides après qu’ils ont été commis. Il faut agir avant que le drame ne survienne.Car dans de nombreux cas, le féminicide constitue l’aboutissement d’un cycle de violences qui peut commencer par des insultes, des menaces, des humiliations, des coups ou des agressions répétées. Lorsque ces signaux sont ignorés, la situation peut progressivement devenir incontrôlable.« Une femme ne doit pas mourir parce qu’elle a voulu quitter un homme, parce qu’elle a refusé une relation ou simplement parce qu’un homme estime avoir un droit de vie ou de mort sur elle », défend le président de l’UNDC.


L’État interpellé, la société appelée à réagir


À travers son appel, Dalami Abdoulmoumini souhaite également placer les autorités face à leurs responsabilités. Il demande une meilleure prise en compte des plaintes et des alertes des victimes, une protection renforcée pour les femmes menacées et une réponse rapide lorsque des cas de violences sont signalés.Il appelle par ailleurs les familles et les proches à ne plus fermer les yeux sur les violences conjugales. Pour lui, le silence de l’entourage peut parfois contribuer à maintenir les victimes dans des environnements dangereux.Les voisins, les familles, les responsables communautaires et les autorités locales ont selon cette logique, un rôle important à jouer dans la prévention. Une menace ne devrait jamais être considérée comme une simple dispute de couple lorsqu’elle met en danger l’intégrité physique ou la vie d’une personne.La sensibilisation demeure également un autre volet essentiel de ce combat. Dalami Abdoulmoumini estime qu’il faut continuer à éduquer les jeunes sur le respect, le consentement, la responsabilité et l’égalité dans les relations entre hommes et femmes.


Un combat politique devenu combat de société


À travers cette nouvelle sortie, le président de l’UNDC entend faire de la lutte contre les violences faites aux femmes un véritable enjeu de société. Son message est sans ambiguïté ,la violence conjugale ne doit plus être normalisée et le féminicide ne doit plus être traité comme un fait divers parmi tant d’autres.Alors que l’opinion publique est régulièrement secouée par de nouveaux cas de femmes tuées dans des circonstances tragiques, Dalami Abdoulmoumini veut maintenir la pression sur les pouvoirs publics.Son appel à la fermeté, son interpellation du ministre de l’Administration territoriale et son engagement de longue date auprès des victimes placent une nouvelle fois la question de la protection des femmes au centre du débat.

Reste désormais à savoir quelles réponses concrètes seront apportées à cette interpellation. Pour Dalami Abdoulmoumini, une chose est certaine ,face aux féminicides, le temps des simples condamnations après les drames doit laisser place à celui de l’action, de la prévention et de la sanction.


Yahaya Idrissou

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