Michèle Convers mise sur la pisciculture hors sol pour renforcer l’autonomie des populations à Esse

 






À Esse, dans le département de la Mefou-et-Afamba, la pisciculture hors sol s’impose progressivement comme un nouvel outil de développement local. À l’origine de cette dynamique, Michèle Convers, présidente de Cameroon Development Organization (CADO), multiplie les initiatives en faveur de l’autonomisation des populations et de la sécurité alimentaire.




Lancée le 4 septembre 2025, l’initiative de pisciculture hors sol portée par CADO commence aujourd’hui à afficher ses premiers résultats. Pour Michèle Convers, cette expérience ne doit cependant pas constituer un simple projet ponctuel. Elle entend l’inscrire dans la durée et accompagner les bénéficiaires vers une véritable activité génératrice de revenus.« Nous allons primer les meilleurs producteurs », annonce la promotrice, qui entend ainsi encourager la performance, la régularité et l’amélioration des techniques de production chez les bénéficiaires.



 30 bacs déjà distribués


La dynamique prend une nouvelle dimension le 12 mars 2026. À cette date, 30 bacs de pisciculture sont remis à des communautés locales, 27 bacs sont attribués à 27 villages de la commune d’Esse, tandis que trois autres sont destinés à l’Issahe. Cette opération s’inscrit dans une démarche visant à rapprocher la production piscicole des populations rurales et à leur permettre de développer une source durable de revenus.

L’initiative est également présentée comme une réponse aux enjeux de sécurité alimentaire. Dans une commune où l’agriculture et les activités rurales occupent une place importante, la production de poisson peut contribuer à diversifier les sources de revenus tout en améliorant l’accès aux protéines animales.Une récente présentation du projet souligne d’ailleurs l’ambition de CADO de faire d’Esse un important bassin de production de poissons d’eau douce grâce à la pisciculture. 



 Michèle Convers, une femme engagée dans le développement local


Au-delà de la pisciculture, Michèle Convers s’est progressivement imposée comme une actrice du développement communautaire à Esse, présidente fondatrice de CADO, elle est deuxième adjointe au maire de la commune d’Esse.Son engagement ne se limite pas au secteur économique. CADO mène également des actions en faveur des femmes rurales, des jeunes et de l’éducation. En 2022, l’association avait notamment organisé « Colo-Cado », une colonie de vacances destinée à des élèves méritants de l’arrondissement d’Esse, avec un accompagnement scolaire et la remise de fournitures. Quelques années auparavant, Michèle Convers s’était également investie dans la promotion de la femme rurale à travers des formations et des actions sociales dans plusieurs villages d’Esse. 


 Un projet qui veut s’inscrire dans la durée


Pour la promotrice, le véritable enjeu est désormais de transformer l’expérimentation en une activité pérenne. « Le projet ne s’arrête pas, nous lançons la production de décembre », fait-elle savoir, annonçant ainsi la poursuite du programme.Cette nouvelle étape devrait permettre d’évaluer les performances des différents producteurs, d’identifier les expériences les plus concluantes et de récompenser ceux qui se distinguent par leurs résultats.À travers cette stratégie, Michèle Convers veut donc aller au-delà de la simple distribution de matériel. Son ambition est de créer progressivement une chaîne locale de production piscicole capable de soutenir les ménages, de favoriser l’entrepreneuriat rural et de contribuer à la sécurité alimentaire.Avec CADO, la pisciculture hors sol devient ainsi l’un des nouveaux leviers sur lesquels la promotrice entend s’appuyer pour accompagner les communautés d’Esse vers davantage d’autonomie économique.


Yahaya Idrissou

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