Aboubacar Meiwada mobilise les Camerounais contre les violences faites aux femmes



 




Dans un contexte marqué par la multiplication des féminicides et la persistance des violences faites aux femmes, Aboubacar Meiwada prend l’initiative de mobiliser la société camerounaise. À travers une marche citoyenne organisée ce samedi 12 septembre 2026, il réunit plusieurs composantes de la société autour d’un même combat, condamner les violences faites aux femmes et promouvoir une société dans laquelle la femme est respectée, protégée et considérée dans sa pleine dignité.




Le message porté par cette mobilisation est sans équivoque : «stop aux féminicides ». Pour Aboubacar Meiwada et les participants à cette marche, il est désormais nécessaire de rompre avec l’indifférence face aux violences conjugales, physiques, psychologiques et sociales dont sont victimes de nombreuses femmes.

Cette initiative intervient alors qu'on enregistre plusieurs cas de feminicides et des violences faites aux femmes. À travers cette mobilisation de terrain, Aboubacar Meiwada entend contribuer à la prise de conscience collective et rappeler que la lutte contre les féminicides ne peut être l’affaire des seules victimes ou des organisations spécialisées. Elle concerne l’ensemble de la société.

Pour l'organisateur, la sensibilisation doit occuper une place centrale dans la prévention des violences. La marche constitue ainsi un espace d’expression et de dénonciation, mais également un appel à la responsabilité. Il s’agit de faire comprendre que les violences dirigées contre les femmes ne peuvent être banalisées, justifiées ou considérées comme de simples conflits familiaux.

La mobilisation rassemble plusieurs personnalités et acteurs issus de différents milieux. Des responsables religieux, notamment des imams et des prêtres, des représentants du ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, des journalistes ainsi que plusieurs citoyens répondent présents à cet appel. Cette diversité témoigne de la volonté de l’organisateur d’élargir le combat à toutes les composantes de la société.La présence des responsables religieux revêt notamment une dimension particulière. Dans une société où les leaders religieux disposent d’une importante capacité de sensibilisation, leur participation permet de porter le message de respect de la dignité humaine auprès des communautés. La lutte contre les violences faites aux femmes apparaît ainsi comme une responsabilité morale, sociale et citoyenne.

Parmi les personnalités présentes figure Hadjia Hadidja Cherif, quatrième adjointe au maire de Yaoundé 1er. Elle salue l’initiative portée par Aboubacar Meiwada et encourage les femmes victimes de violences à ne plus garder le silence.

Pour l’élue municipale, la dénonciation constitue une étape essentielle dans la lutte contre ce phénomène. Elle invite les femmes confrontées aux violences à parler, à rechercher de l’aide et à se rapprocher des structures compétentes afin de ne pas rester seules face à leurs difficultés. Son appel vise également à encourager l’entourage des victimes à ne plus fermer les yeux sur les situations de violence.

Au-delà de la marche, Aboubacar Meiwada souhaite inscrire cette mobilisation dans une dynamique plus large de changement des mentalités. Car, selon l’esprit de cette initiative, lutter contre les féminicides ne consiste pas uniquement à réagir après la commission d’un crime. Il faut également agir en amont, notamment par l’éducation, la sensibilisation, la prévention et la promotion de relations fondées sur le respect.La mobilisation rappelle également le rôle que peuvent jouer les hommes dans la prévention des violences. Le « carton rouge » lancé à l’endroit des hommes violents se veut ainsi un avertissement contre toutes les formes de brutalité et de domination exercées sur les femmes.


À travers cette initiative, Aboubacar Meiwada place donc la question des violences faites aux femmes au cœur du débat citoyen. Son action vise à fédérer les consciences autour d’un objectif commun : faire reculer les violences, encourager la dénonciation et construire une société où aucune femme ne devrait avoir à choisir entre le silence et la peur.

La marche de ce 12 septembre se veut finalement bien plus qu’un simple rassemblement. Elle constitue un plaidoyer public en faveur de la dignité et de la sécurité des femmes. Avec la participation des autorités, des responsables religieux, des professionnels des médias et des citoyens, Aboubacar Meiwada entend donner une portée collective à son message : face aux violences faites aux femmes, le silence ne doit plus être une option.


Yahaya Idrissou

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