Ramat Abadjida sous les projecteurs à la 7ème édition de « La Semaine des fous du livre »
La littérature africaine sera une nouvelle fois au centre de l’attention à Yaoundé. La capitale camerounaise accueillera, du 9 au 12 décembre 2026, la 7ème édition du festival international « La Semaine des fous du livre », avec la Côte d’Ivoire comme pays invité d’honneur.
En prélude à ce grand rendez-vous littéraire, une conférence de presse s’est tenue le 10 septembre 2026 à Yaoundé. Les organisateurs ont présenté les principales articulations d’une édition qui se veut particulièrement ambitieuse. Placée sous le thème « L’industrie du livre au cœur de l’économie créative : de l’inspiration à l’entrepreneuriat », la manifestation va réunir des écrivains, éditeurs, lecteurs et autres professionnels de la chaîne du livre venus d’une vingtaine de pays. Près de 25 000 visiteurs sont attendus au Monument de la Réunification, choisi comme cadre de cette célébration de la littérature.Parmi les personnalités présentes à cette rencontre préparatoire figure l’écrivain Ramat Abadjida, dont la participation attire l’attention dans le cadre du Prix Francis Bebey du roman. L’auteur est notamment nominé pour le prix Francis Bebey avec à ces ouvrages « Aïcha à la barre » et « Les Enfants de la frontière », deux titres qui témoignent de son engagement dans une littérature tournée vers les réalités humaines et sociales.À travers « Aïcha à la barre »,Ramat revendique une conception de la littérature qui dépasse le simple divertissement. Pour lui, le livre peut contribuer au rapprochement des peuples et favoriser une meilleure compréhension entre les sociétés. Il raconte notamment avoir découvert l’écho de « La Semaine des fous du livre » alors qu’il se trouvait à Accra, au Ghana.
« En tant qu’humain et humanitaire, je considère que la littérature joue un rôle de pont entre les civilisations et les consciences », a-t-il expliqué lors de cette conférence de presse.
Cette vision rejoint l’esprit de la 7e édition du festival, qui entend faire du livre non seulement un outil de transmission culturelle, mais également un levier de création, d’entrepreneuriat et de développement. La présence d’auteurs comme Ramat devrait ainsi contribuer à donner une dimension humaine et sociale à ce rendez-vous consacré à la littérature africaine.Le Prix Francis Bebey du roman constitue par ailleurs un autre temps fort pour l’écrivain. Pour Ramat, une nomination à ce prix représente un honneur et une reconnaissance particulière. Une distinction qui porte également, selon lui, la mémoire et l’héritage de Francis Bebey, figure majeure de la culture africaine.À quelques mois de l’ouverture du festival, « La Semaine des fous du livre » s’annonce donc comme une plateforme de rencontres, de découvertes et de réflexion autour de l’avenir du livre en Afrique. Et parmi les voix qui devraient retenir l’attention, celle de l’écrivain Ramat Abadjida occupe déjà une place particulière.
Yahaya Idrissou





Commentaires
Enregistrer un commentaire