Djeuga Palace : Jean-Claude Feutheu contre-attaque et dénonce un scandale foncier
L’affaire foncière opposant les responsables de l’hôtel Djeuga Palace à certaines décisions de l’administration camerounaise continue de susciter des réactions. Face aux informations qui circulent sur les réseaux sociaux, l’honorable Jean-Claude Feutheu et les avocats de l’établissement sont sortis de leur réserve pour livrer leur version des faits. Ils dénoncent ce qu’ils considèrent comme un « braquage foncier » et une « mafia administrative », estimant que les droits de leur client sont injustement menacés.
Au cœur de cette controverse se trouve un investissement hôtelier implanté dans la zone de Bessékè, à Douala. Selon les conseils de l’établissement, le projet a été engagé dès 2008 sur la base d’actes administratifs successifs, notamment une concession provisoire et un cahier des charges prévoyant d’importants investissements. La défense affirme également que les étapes de mise en valeur du site ont été suivies par les services compétents, jusqu’à l’établissement du titre foncier n° 318/Wouri.
Pour les avocats, la principale interrogation porte sur les revirements de l’administration. Comment des autorités ayant accompagné et contrôlé un projet pendant plusieurs années peuvent-elles aujourd’hui prendre des décisions susceptibles de remettre en cause la situation foncière de l’entreprise ? La défense conteste ainsi la légalité de certains arrêtés et soulève des interrogations sur le rôle du Cabinet Conseil Atou dans cette affaire.Sur le terrain judiciaire, les conseils de Djeuga Palace mettent en avant une décision du Tribunal administratif du Littoral, notamment l’ordonnance n° 116 du 17 juillet 2026, présentée comme ayant suspendu l’exécution de certains arrêtés contestés. Ils estiment que cette décision renforce leur démarche visant à faire examiner la légalité des actes administratifs en cause.
Les avocats contestent par ailleurs qu’une procédure d’expulsion engagée en référé puisse servir à remettre en cause des droits fonciers dont la société revendique la régularité. Selon eux, la question doit être tranchée dans le respect des procédures judiciaires et des garanties attachées aux droits de propriété.
Au-delà du différend juridique, cette affaire soulève un enjeu économique important. La remise en cause d’un investissement hôtelier de cette ampleur pourrait avoir des conséquences sur l’activité touristique, l’emploi et la confiance des opérateurs économiques dans l’environnement des affaires au Cameroun.
L’honorable Jean-Claude Feutheu et les conseils de l’établissement affirment qu’ils n’entendent pas céder face à ce qu’ils considèrent comme un acharnement administratif. Ils assurent vouloir poursuivre les démarches nécessaires devant les juridictions compétentes afin de défendre les intérêts de la société.L’affaire Djeuga Palace est donc loin d’avoir livré tous ses secrets. Entre contestations administratives, revendications foncières et procédures judiciaires, l’issue du dossier dépendra des décisions des juridictions saisies. En attendant, les accusations formulées par la défense restent à distinguer des faits définitivement établis par la justice.
Yahaya Idrissou
Commentaires
Enregistrer un commentaire